jocelyne robert

  • La dépendance affective est un mal pour la personne qui en est atteinte et pour son environnement.  L'indépendance ou la peudo autosuffisance affective est un mal pour la personne qui en est atteinte et pour son environnement. L'interdépendance affective, vous connaissez?

    Dépendance affective

    On parle beaucoup de dépendance affective, ce mal qui rend une personne accro à une autre, ou aux autres, ou à l’amour. Conséquemment peut-être, la quête d’une totale indépendance affective est surestimée, voire encensée. Pourtant, cette dernière est tout aussi redoutable que son opposée : elle paralyse les êtres qui ont une peur bleue d’aimer et de se sentir pleinement vivants. Peur qui incite à saboter tout engagement malgré des sentiments qui, parfois, ne demandent qu’à prendre racine et à s’épanouir.

    En fait, la dépendance affective a bon dos depuis une vingtaine d’années. Pourtant, une certaine dépendance est nécessaire au développement et au maintien du projet amoureux. On traite à qui mieux mieux de DADA (Dépendant Affectif ou Désespérément Accro) son copain, sa collègue, sa coloc, quand on ne s’autoproclame pas membre de la confrérie des sangsues. Si bien que j’ai parfois l’impression que c’est dans l’air du temps de se laisser convaincre qu’on est toutes boulimiques d’affection.

    Je ne nie pas que le mal existe. J'ai trop vu d'amoureux ou amoureuses se liquéfiant si le coup de fil du bien-aimé, prévu à 19 h, se faisait encore attendre à 19 h 05… 

    Une métaphore: le dépendant affectif est comme un verre en styromousse perforé qu’on tenterait de remplir d’eau. Une passoire. Le liquide passe tout droit et le verre reste vide. On aura beau le gaver de gestes affectueux et d’attentions, il ne conserve aucun nutriment et éprouve toujours une sensation de vide.

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  • "Si on en veut aux gens qui se suicident, c'est parce qu'ils ont le dernier mot"  Nelly Arcan

    Avant-hier. Vu au théâtre, "Fille du paradis", pièce adaptée de Putain de Nelly Arcan. C'était la dernière représentation au petit théâtre de l'Essaïon. J'ai appris le tenue de ce spectacle par hasard, via Twitter ( merci Marilyn Bastien! ). Étant de passage à Paris, j'ai été prise d'un irrépressible désir de renouer avec la flamboyante écrivaine. Aussi, d'assouvir ma curiosité d'une  perception autre, non québécoise, de cette femme de paradoxes.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pendant 3 600 secondes, j'ai été à la fois secouée et paralysée, éblouie, suspendue aux lèvres, à la voix et à la sensibilité de Véronique Sacri qui dit Arcan avec une pureté saisissante. Sans flafla, sans artifices, sans cosmétiques. Merci au metteur en scène Ahmed Madani pour ce moment de grâce, unique et bouleversant. Un spectacle lumineux, d'une lumière vacillante comme celle d'une chandelle, et qui coupe le souffle durant un long et lancinant moment de vérité, bien après la levée du rideau. 

    À la fin, le metteur en scène, du  fond de la salle, a remercié le théâtre de l'Essaïon qui a "été le seul à vouloir accueillir" cette  oeuvre. Je ne sais pas si cette pièce sera reprise en France, au Québec ou ailleurs. Si oui, il faut y aller. Pour se souvenir. Pour comprendre.

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  • Oui, un grrrrros merci tout dégoulinant de joie et de tendresse. Tout suintant de reconnaissance.  

    Il y a quelques jours, j'ai appris que mon blogue, ce blogue, se classait 10e parmi les plus influents au Québec. J'ai appris cette nouvelle depuis Paris où je suis jusqu'à la fin du mois.

     

    Étonnement

    Vous dire ma surprise! J'ai failli tomber en bas de mon petit balcon, rue Monsieur le Prince. Vraiment, j'ai été étonnée. Et ravie.

    Étonnée d'abord parce que ce blogue n'est pas si vieux et parce que, bon, il n'est porté que par moi. Je ne  blogue pas pour un journal ou une revue et de ce fait, je ne bénéficie de l'appui ou de la promotion d'aucune clique, équipe, chapelle ou tribune. Et je n'ai, par choix, aucun commanditaire.  

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  • Lorsqu'on me demanda récemment quel était selon moi l'ingrédient-ciment d'une relation, j'ai répondu d'emblée, sans réfléchir : la complicité. Mais attention, me suis-je empressée d'ajouter, pas juste dans le couple! La complicité est un fil de dentelle rieur, précieux, entre les êtres humains. 

    La complicité se tricote en tandem, une maille après l’autre

    ll existe des complicités plus naturelles. L’amitié est souvent complice parce qu’elle repose sur le libre choix, sur des rapports d’égal à égal où l’on ne se juge pas, où l’on ne se préjuge pas. La relation grand-parent/petits-enfants favorise aussi la complicité pour la simple raison qu’elle s’articule autour du principe de plaisir.  Quand elle était petite, parfois, ma petite-fille me téléphonait et chuchotait :  « Mamie , il faudrait que tu parles à ta fille…  Elle est bien fatiguée.  Puis, quand elle est bien fatiguée, elle est bien  fatigante… »

    Dans un contexte d’intimité amoureuse, la complicité se tricote en tandem, une maille après l’autre. Elle est un formidable ingrédient érotique.  Elle ne va pas de soi et a besoin de temps pour s’établir. Les auberges et centre de villégiature ont bien compris sa valeur en offrant  des  « forfaits complicité »  destinés aux couples et  aux familles.  En  vendant la complicité, on promet  l’entente, la collusion et l’harmonie sans effort.  Le client ciblé se laisse convaincre  qu’il lui faut sortir du quotidien, de la maison et de la routine pour trouver ou retrouver la complicité rêvée. 

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  • Depuis quelques jours chacun y va de sa petite revue de l’année 2011. Certains le font très bien. Pourquoi en rajouter ? 

    Pas envie de ratisser mon blogue des douze derniers mois pour résumer les points saillants des actualités qui m'ont fait réagir.  Pas envie d’énumérer les principales bévues de cette année, certaines risibles, d’autres horribles : scandale de la construction, décisions politiques de Harper, affaire DSK, affaire Turcotte, affaire Cantat, dégringolade du Bloc Québécois etc etc.

    Dans cette revue de 2011 sur la terre, rien sur le Québec. C’est bien. Ça nous rappelle notre place dans l’univers. Ça nous remet l’égo en place. Dans sa petite case . Et puis, on aura notre formidable et unique Bye Bye 2011 juste à nous, juste pour nous. On se bidonnera. Parfois pour ne pas pleurer. Ce sera thérapeutique, ce sera notre catharsis nationale du 31 décembre. Qui donc a dit, déjà, que l’ironie était souvent une forme de tristesse ?

    Je disais donc que,  de notre situation et de nos ennuis québécois, canadiens, harpeuriens, la planète n' a rien à cirer. Maudite bonne raison pour faire de notre mieux, nous prendre en mains, nous démarquer. Pour  le bonheur et la fierté, inestimables, d'être de plus en plus nous-mêmes, d’être créatifs, d’oser, de défendre nos positions, nos rêves, de croire et d’y croire… Lire la suite

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  • À Simon, Vincent, François, Paul et les autres…

    De manière générale, j'ai plus d’affinités de pensées que d’antagonismes avec Simon Jodoin du journal Voir. Occasionnellement, sur des points spécifiques, nous sommes en total désaccord. C’est via Twitter que nous en discutons.

    Sur la question du Huffington Post Québec et de sa main d'oeuvre bénévole, je trouve qu’il tartine un peu épais. D’abord, ici et ensuite ici où il en rajoute une couche.

    Renart Léveillée se met de la partie en y allant de son "tapis rouge souillé du HPQ".

    Sans faire partie des stars "influentes" qui sèmeront leurs idées, mon nom n'ayant jamais été mentionné, j'ai néanmoins accepté l'invitation de faire partie de l’écurie de ses blogueurs il y a déjà plusieurs semaines.

    Envie de faire un aparté sur ce silence. Dans les milieux bien en vue, un ange passe presque toujours lorsqu’il est question de sexologie. Il n'y a pas profession plus subversive, snobée tous azimuts, à gauche, à droite, chez les curés comme chez les libertins. Les professionnels de la sexologie auront beau tenir des discours politiques et sociologiques étoffés, apporter des idées novatrices, avoir des lettres et une plume enviable, vendre des centaines de milliers de livres à travers le monde, recevoir des marques de reconnaissance…, leur  formation universitaire est perçue davantage comme une déformation. Lire la suite

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  • Hier soir je me suis amusée à jouer à Pareil-pas-pareil sur le dos de ma famille de sang, la québécoise,et sur celui de ma famille d'alliés, la française. 

         

     

    Aujourd'hui, 10 janvier 2012, je suis à Paris et je fais cette mise à jour à ce billet:  En France: on parle du panier de la ménagère.  Au Québec, on parle du panier d'épicerie. Oh lala  …. 

    1. Le Français juge que le Québécois ignore à quel point il a un GROS accent.
        Le Québécois rigole du Français qui ignore à quel point il a UN accent

    2. Le Français trouve les Québécoises féministes et « malgré tout » très séduisantes.
        Le Québécois trouve les Françaises non féministes et « malgré tout » très séduisantes.

    3 . Le Français râle. Constamment. Sur la pluie, le beau temps et sur les politiques.
         Le Québécois chiale. Constamment. Sur la neige, la canicule et sur les politiciens.

    4. La Française trouve les « bûcherons » québécois bien séduisants et parfois séducteurs.
         La Québécoise trouve les « vignerons » français bien séducteurs et parfois séduisants. ( On la  joue folklore quoi! )

    5. Le Français pense que le Québécois est hypocrite-trop-gentil-gnan-gnan ( Ruquier, récemment aux Francs Tireurs)
        Le Québécois pense que le Français est hypocrite-trop-imbu-tout-court.

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  • Le cyber espace nous force à redéfinir la notion d’intimité.

    On me demande parfois pourquoi je m’intéresse au Web. Simple, j’ai toujours exercé mon métier en analysant l'impact  des faits de société sur l'individu, le couple, l'intimité…   Or, existe-t-il fait de société plus important que l’arrivée d’internet dans nos univers privés? Qui influence autant l’intimité des gens ? Qui change radicalement notre rapport aux autres ? Je ne le crois pas.

     

    Le web est une nouvelle réalité. Révolutionnaire et là pour rester. Quinze ans, vingt ans, c’est un clignement de cil dans l’histoire de l’humanité. Avec la fenêtre sur le monde qu’il a ouverte dans notre maison, avec ses médias sociaux où nous évoluons désormais et qui font partie prenante de nos vies, nous sommes  irrémédiablement forcés de redéfinir notre rapport à l’intimité. Et nous sommes loin de pouvoir mesurer, maintenant, l’impact fulgurant de l’arrivée d’Internet dans toutes les sphères de l’humanité mais en particulier dans la sphère privée.

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