Le Plus Nouvel Obs a publié une version de ce billet
Changer de vie, changer d’homme, changer d’amour, je veux bien. Mais changer de nom, la seule chose qui nous enracine, qui nous construit, qui nous identifie, du début à la fin : jamais.
Cette réflexion sur le nom des femmes m’est revenue en tête, et en force, cette semaine, en lisant, ici et là sur Valérie Trierweiler, la nouvelle première dame française. Chaque fois que je viens en France, j’ai le choc. Nom de Dieu, les femmes françaises vont-elles finir par avoir un nom propre ? Dame Trierweiler, Dame Hollande ou Valérie Massonneau : qui est la vraie ?
On appelle la nouvelle première dame de France, Valérie Trierweiler. Trierweiler, c’est son nom usuel. Son nom à elle, son vrai nom, son seul nom légitime, que personne ne connaît est Massonneau. Je ne sais d’elle que ce que j’ai vu dans les médias. Je la trouve sympathique. Journaliste, elle vient d’un milieu modeste. 5e d’une corbeille de six enfants, père invalide de guerre, mère ouvreuse. Elle dit vouloir garder son indépendance en continuant, depuis l’Élysée, de travailler comme journaliste. Bravo.
Bravo oui, mais… mais un instant. Elle parle d’autonomie, d’indépendance, d’égalité féminine et s’appelle Trierweiler. Elle porte le nom de l’homme dont elle s'est séparée il y a plusieurs années, son ex-mari ! Grosse question de différences culturelles sans doute: la Québécoise que je suis est flabergastée!




















