jocelyne robert

  • L'amour est-il un obstacle au couple?  Ne serait-ce pas plutôt le couple qui pervertit l'amour?

    Devrions-nous éviter de nous mettre en couple pour donner à l'amour toutes ses chances de s'épanouir, de se renouveler, de traverser le temps…?
     
    Ou devrions-nous plutôt repenser, redéfinir, remodeler la notion de couple pour en faire un tisonnier du lien amoureux et érotique…?
     
    Je n'en dirai pas plus ici puisque je tâcherai, avec d'autres invités dont le philosophe Pascal Bruckner,  de répondre à cette question casse-gueule ( ou rabat-joie?) chez  Marie-France Bazzo lors de sa prochaine émission
    Pin It
    Publié dans : Amour, Couple, Médias et Actualités
    Avec les mots-clefs : , , , ,
  • Une nouvelle récente rapportée par le Globe and Mail est passée presque inaperçue… Le point en question : augmentation notable des ITSSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang) chez les cinquante ans et plus… Donc, chez les grand-pères et les grand-mères.

     
    Mauvaise nouvelle? Oui, à certains égards. On peut conclure 1) que les boomers ont un préjugé négatif à l’égard du préservatif ou 2) qu’ayant été en couple pendant de nombreuses années, ils n’ont pas appris à intégrer le condom dans leurs activités sexuelles ou tout simplement que 3) ils sont fidèles au mythe qui leur colle aux fesses et baignent dans la pensée magique de leur invulnérabilité.
     
    Mais, c’est aussi une bonne nouvelle : cela montre clairement que la sexualité ne meurt pas avec la ménopause ou la cinquantaine.
     
    Alors, tant mieux si les papis et mamies boomers ne se contentent pas de vivre leurs fantasmes par procuration, en regardant des inconnus qui forniquent sur le Net. Tant mieux s’ils ne retombent pas en enfance en jouant au docteur avec leur souris d’ordinateur.  Et encore tant mieux s’ils ne font pas la file pour obtenir un resserrement vaginal ou une augmentation pénienne.
     
    Ils  ont toujours voulu tout révolutionner. Voilà une belle occasion de continuer!  En montrant à leurs rejetons adultes et à leurs petits-enfants ados que la véritable liberté sexuelle réside dans la responsabilisation .  Et que la révolution sexuelle, c'est  le contraire de se soumettre et de se laisser charrier par la pensée magique…
    Pin It
    Publié dans : Femmes, Hommes, Médias et Actualités, Sexualité et Sexologie
    Avec les mots-clefs : , , , ,
  • Philippe Turchet lance aujourd'hui un livre important:  Le langage universel du corps.

     
    Langage du corps, un langage émotionnel, aussi incontournable que le nez au milieu du visage.
    Un langage incontournable que, pourtant, on ne sait pas décoder.  Ou qu'on prend à la légère.
     

    Paradoxe:  Le langage du corps date de l'âge de pierre et, en 2009, on est à l'âge de pierre dans notre aptitude à comprendre les rudiments et les formidables messages qu'il nous livre.
     
    Loin de moi l'idée de faire des analyses psychologiques prématurées  ou d'interpréter de manière disgracieuse un événement infiniment triste.  Mais je ne peux m'empêcher, en parlant des émotions livrées par le corps, de penser à l' horrible drame de ce cardiologue présentement soupçonné d'avoir tué ses deux enfants de 3 et 5 ans. 
     
    "On ne pouvait rien soupçonner."   "Il ne parlait pas."  "Pour une personne si puissante, si élevée dans l'univers socio-économique ( médecin spécialiste), il est impensable d'avoir besoin d'aide et d'en demander ."   "Personne n'a rien vu venir, la veille encore, il était efficace, fonctionnel, d'un professionnalisme à toute épreuve"…

    Oui, les ressources disponibles doivent être plus évidentes, plus accessibles, pour toutes les personnes en difficultés, incluant les hommes puissants…  Oui, il faut éduquer les garçons au savoir-être autant qu'au savoir  et bien davantage qu'au savoir-posséder…   Mais peut-être est-il temps de se rendre compte que le langage verbal révèle bien peu.   À preuve, ce désespoir jamais révélé par les mots, ces émotions immenses jamais traduites dans le discours mais sans doute imprimées dans le corps et dans la gestuelle et que personne autour n'a su lire.
     
    Je charrie, pensez-vous?  À quoi cela aurait-il servi que quelqu'un sache lire la détresse de cet homme, fusse-t-elle inscrite dans son corps?  Qui sait…    Il suffit parfois qu'une main se tende, qu'une voix chaleureuse demande "Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas? pour que l'autre, saisisse la perche, s'y accroche pour remonter à la surface.  L'espoir n'est que ça:  le désespoir surmonté.
     
    Mais pour qu'une main se tende, ou pour qu'une épaule s'offre, ou pour qu'une oreille en forme de coeur se rende disponible, encore faut-il que l'on soit attentif aux  confidences de l'autre.  Et les confidences, 80 % du temps,  elles sont muettes.  Livrées par le corps.
     

     

    Pin It
    Publié dans : Corps, Langage corporel, Synergologie, Langage non verbal, Publication
    Avec les mots-clefs : , , ,
  • Depuis une dizaine de jours, je n'ai pas cessé de recevoir des courriels.  Et d'y répondre.   Plusieurs concernant mon article dans le Châtelaine (mars 2009) sur La tropitude, cette pseudo maladie affectant le sexe féminin qui consiste à être trop  aux yeux des autres. Et d'autres, sur la discussion animée que j'ai eue  avec Richard Martineau ( Jean Guimond et Josée Blanchette) aux Francs Tireurs ( http://lesfrancstireurs.telequebec.tv)

     

    Martineau, avec ses positions anti-avortement, confirme magistralement mes propos à l'effet que les femmes, quoi qu'elles fassent et choisissent, au fil des épisodes chronologiques de leur existence,  sont toujours trop aux yeux des autres (ou de quelques autres… )  
     
    Selon ses idées obscurantistes, c'est tout simple:  les femmes qui ont recours à l'IVG (interruption volontaire de grossesses) sont trop:  "trop connes, trop niaiseuses, trop immorales, trop tartes, trop épaisses, trop irresponsables …"   Pourtant, s'il eut  été question de femmes menant à terme des grossesses involontaires, seules,  sans père,  sans moyens financiers et affectifs adéquats, dans des conditions d'instabilité et de grande précarité, je suis absolument certaine que Martineau les aurait tout autant traité de connes, niaiseuses, immorales, tartes,  épaisses et irresponsables…"
     
    Souhaite-t-il réellement défendre le droit des foetus au détriment du droit des femmes?  Sait-il où  peuvent mener semblables positionnements?
     
     
     

     

    Pin It
    Publié dans : Corps, Femmes, Valeurs
    Avec les mots-clefs : , , , , , , ,
  • Obama est un mâle alpha.

    Sarko est un wannabe (I want to be a male alpha) .
    Les semelles compensées , c'est pour ça.  
     
    Il rêve  d'être le premier président de l'Europe.
    En insultant, avec la grâce d'un voyou,  le projet souverainiste et des millions de québécois, il voulait montrer aux pays européens  son âme unificatrice  et fédérative.
    Il a manqué son coup puisque, à part nous,  personne dans le monde n'a fait état de son pétage de bretelles sarkomaniaque..
     
    On lui a accordé assez d'attention. On n'a pas besoin de ce petit homme pour cautionner nos projets.
    Pin It
    Publié dans : Billet d'humeur ou d'humour, Hommes, Politique
    Avec les mots-clefs : , , , , ,
  • La job de sexologue est démonisée. Devant une sexologue, l’interlocuteur s’imagine devant une alternative: Voilà une obsédée sexuelle qui ne pense qu’à ça! ou, Elle doit avoir de joyeux problèmes sexuels celle-là!

     
    Si ça n’était que ça, ce serait pas mal. Mais il y a un autre niveau de « tabouisation ». Le seul, en fait, qui m’indispose vraiment: on ne parle jamais que de cul aux sexologues. Je le sais, ça fait 30 ans que, même en dehors de ma pratique professionnelle, on ne me parle que de cela. J’ai beau avoir fait des incursions en philo et en sciences sociales, aimé le chant, le théâtre et les philosophies orientales, me défendre au scrabble, m’être formée au langage non verbal, avoir milité en politique, être socialement engagée, parlé plusieurs langues, être préoccupée de culture, avoir visité la planète, avoir écrit des contes et un essai sur le féminisme, niet! C’est sur le cul qu’on veut m’entendre.
     
    Vous vous demandez quelle mouche m’a piquée? Vous vous dites que je n’avais qu’à choisir un autre métier, un point c’est tout!? Aye! Un instant! Demande-t-on aux avocats de ne parler que de droit? Aux médecins de ne se prononcer que sur les thématiques de santé? Aux philosophes de socratiser sans arrêt…? Prenons l’exemple d’un parti politique ou d’un gouvernement. La brochette de personnes qui le compose vient de tous les horizons — droit, médecine, arts, enseignement, sociologie, ingénierie, journalisme, lettres, économie etc. — Ces hommes et ces femmes ont des intérêts et des idées sur un ensemble de dossiers et une vision qui vont bien au delà de leur formation académique. Il ne nous viendrait pas à l’esprit de croire que leur métier ou profession les empêche d’avoir un regard plus large sur le monde et des propositions pour le bonifier. Avez-vous remarqué qu’aucun sexologue n’occupe un poste public en vue? Qu’aucun n’est jamais sollicité pour se présenter en politique (même si la sexualité est une réalité hautement politique) ou pour occuper le siège d’un C.A.? En dehors de leur carré de sable, ils sont inexistants, confinés dans les limbes. Serez-vous étonnés d’apprendre qu’ils ne sont pas plus bêtes que d’autres? Qu’il y a parmi eux et elles, comme dans toutes les disciplines, des crétins et des esprits brillants. Je ne vois qu’une raison à cette exclusion: le sexologue, si bardé fusse-t-il d’expériences humaines, de connaissances ou de diplômes universitaires, n’est pas pris au sérieux. On le « pornographise » .
     
    Je suis sexologue et je m’en glorifie. N’empêche, j’en ai ras le bol qu’on me croit incapable en dehors du sexe. Comme si j’étais une tarte. Une tarte aux petits fruits du péché. J’écris régulièrement des opinions qui sont publiées dans les journaux , je participe souvent à des émissions de radio et de télé sur des thématiques sociales ou plus intimistes liées à l’univers de la sexualité. Demandez à n’importe quel de me mes collègues, dès que nous tentons d’exposer une opinion citoyenne qui déborde notre champ, on reste sourd, peu importe l’originalité de la pensée, la solidité argumentaire, la clarté de la construction.
     
    Sarkozy est à la une ces temps-ci. J’ai, sur lui, des idées que personne n’a jamais exprimées. Normal, je suis une femme intelligente, assez fine observatrice, intéressée par la politique et je vis presque autant en France qu’ici. Sur sa récente et inconvenante sortie sur les souverainistes québécois, nul n’a fait valoir que Sarko veut devenir président de l’Europe. Il est prêt à tout pour y arriver. Dans cette foulée, il utilisera, avec la grâce d’un voyou et qu’importe les bévues, toutes les tribunes lui permettant de se péter les bretelles « fédératives et unificatrices… » 
     
    Pourquoi la collectivité préjuge-t-elle qu’un sexologue ne s’intéresse à rien d’autre qu’au cul…? Quand donc cessera-t-on d’enfermer tout un corps professionnel à la cave, à réparer la plomberie de sa tuyauterie intime? Il ne me viendrait pas à l’esprit de ne pas prêter attention à un avocat s’exprimant sur une question psychologique. Cela, même si je sais bien que son parcours professionnel teinte son appréciation. Que ma formation et ma pratique sexologiques colorent mes analyses, rien de plus normal. Et riche. Je me rends bien compte, par exemple, que je vois dans le phénomène Obama des aspects qui échappent à d’autres. ( J’en profite pour vous confier qu’Obama est un vrai mâle alpha alors que Sarko est un wannabe , un « aspirant à … » )
     
    Je sais bien que l’ostracisme des sexologues, des univers socio-politico-culturels, est inconscient (maudit Freud!). Ou presque. C’est bien pour cela qu’il faut faire monter un peu ce magma à la surface de la conscience.
    Pin It
    Publié dans : Culture et Société, Sexologie, Valeurs
    Avec les mots-clefs : , , , , , , , , , , , , , , , , ,
  • Avez-vous remarqué qu’il n’y a que l’étape de notre existence appelée « vieillesse » qui contient la particule « vie »?    Enfance, adolescence, adulte, maturité …  Les appellations des autres périodes de la vie en sont dépourvues.  Comme s’il avait fallu que la langue française insiste et nous rappelle que les vieux et vieilles sont toujours vivants et donc toujours sous la gouverne d’Eros, Dieu de l’amour et de la vie.

    Ghislaine Meunier-Tardif,  avec son roman L’écarlate, nous livre un vibrant et élégant plaidoyer en faveur d’un érotisme sans âge, à fleur de peau et de sexe.   Elle, son personnage féminin de 72 ans  dont le corps ne demande qu’à être secoué de plaisir et dont toutes les petites cellules éclatent d’un grand rire orgasmique, remet les pendules à l’heure d’une sexualité appartenant à toute l’humanité.  Elle, témoigne de sa détermination à rester du côté des vivants en se prévalant de toutes les prérogatives du vivant:  aller vers l’autre, en l’occurence  Lui, lui proposer, sans fausse pudeur le plaisir, la sensualité, la folie érotique et la jouissance en partage.

    Après le petit livre rouge de Mao, voici le petit livre rouge de Meunier.  Le premier endoctrinait, le second déboulonne les doctrinaires diktats  d’une sexualité réservée à une jeunesse lisse et fertile.  Un livre que les vieux  enfants, de la trentaine à la cinquantaine, devraient offrir à leurs  parents et que les vieux parents devraient faire lire à leurs enfants…

    Pin It
    Publié dans : Érotisme et/ou Pornographie, Femmes, Hommes, Publication, Sexualité et Sexologie, Vieillir
    Avec les mots-clefs : , , , , , ,
  • Au delà du formidable personnage,  humain, politique et citoyen qu'il est, que représente

    Obama dans l'inconscient collectif pour susciter un tel engouement?
     
    1.  Lui, Obama incarne la puissance du mâle alpha 
    Non, non,  pas ce mâle alpha des insignifiantes théories " à la mars et vénus" dont le mâle dominant primitif cherche à répandre sa semence  dans tous les virginaux réceptacles.   Mais ce mâle alpha humanisé et évolué,  résilient (désolée de cette épithète surutilisée), aimant et engagé, attachant et attaché.  Un corps, une élégance, une mouvance corporelle à faire rêver sans qu'il ne joue  les  playboy.  Un homme vrai qui regarde Michelle, même devant les caméras, comme un homme regarde la femme qu'il aime…  Qui regarde Michelle comme toutes les femmes désirent être regardées…
     
    2.  Elle, Michelle,  éclatante de présence, droite comme un i, affirmée mais complice et solidaire
    Assez spontanée  pour dire en boutade "S'il me trompe, je le tue!",  clamant ainsi, mine de rien, à la face du monde, l'importance du lien exclusif et privilégié qui est le leur.   Lorsqu'il prête serment, elle le regarde, candide et rieuse,  l'air de dire: " j'accepte de te partager avec l'univers mais je compte bien rester le centre de ton univers."  
     
    3.  Un couple rare, sensuel et rieur, malgré le poids de la fonction .  Affectivement interdépendants et l'affichant.  Un homme et une femme qui ne se sont pas dilués derrière les impératifs professionnels ou derrière  le rôle de parents qu'ils remplissent avec une joie et une fierté qui ne trahissent pas. 
     
    Beaux tous les deux.  D'une beauté pétillante, pas fabriquée, intègre, non conformiste.  Lui, magnifiquement érotisant  avec ses oreilles trop grandes et ses plis creux qui lui mettent la bouche entre parenthèses.  Elle,  sublime et sculpturale, avec ses petits seins impertinents et son bassin un peu large.  Tous les deux, des lèvres pulpeuses (sans collagène), une peau café (sans décoloration pseudo-esthétique).  
     
    Les Obama, un modèle identificatoire?   Certes.  Mais surtout  un grand vent de fraîcheur en ces temps de de dessèchement érotique et de désengagement affectif.  De quoi faire rêver! 
     
    —————————————  Le couple solidaire———————————-
       
    Pin It
    Publié dans : Couple, Culture et Société, Hommes, Médias et Actualités, Politique, Sentiments et Émotions
    Avec les mots-clefs : , , , , , , , , , ,