jocelyne robert

  • J'ai dit que je reviendrais sur l'idée que la sexualité  et la satisfaction sexuelle sont différentes selon la relation et les atomes crochus entre les partenaires.  Plutôt que d'expliquer cette idée théoriquement, voici 2 témoignages qui illustrent bien cette réalité.

    Jusqu’à quarante ans, je pensais être une moitié d’homme, bien loin du chaud lapin ou de l’étalon fringant.  J’avais été, aux dires de mon épouse,un bien piètre amant.  Il n’y avait plus rien de sexuel entre elle et moi et je n’en souffrais pas.  En fait, j’étais convaincu qu’il n’y avait pas grand chose de sexuel en moi.  Je  me masturbais à peu près jamais.  Lorsque je le faisais, c’était par curiosité, comme si je voulais  vérifier si ma tuyauterie fonctionnait encore et sans grande satisfaction.  Jusqu’à ce que je rencontre Fabienne.  J’ai mis des siècles à me rendre compte qu’elle me draguait tellement cela m’était impensable.  Un jour, elle m’a mis au pied du mur de son attirance. Mort de peur,  je me suis finalement laissé cueillir.  Je sais que j’aurai l’air nigaud mais je suis devenu un autre homme avec elle.   Ça fait cinq ans qu’on est ensemble.  Cinq ans que nous baisons, que je la saute, qu’elle me  prend et que  tous les deux on en redemande.  Il y avait en moi un bon gars, organisé et responsable.  Il est toujours là d’ailleurs.  Il y avait aussi, incognito,  un amoureux fou du sexe et d’une femme par qui le sexe est arrivé.       Michel, 45 ans

     

    J’ai  eu trois vies affectives importantes. Les couples que j’ai formés avec chacun de ces hommes ont été des couples bien différents. L’âge et l’expérience y étaient  sans doute pour quelque chose mais je crois davantage que le fait que les personnes sont uniques  rend chaque couple unique. Ça me fait toujours sourire quand on questionne les gens sur leurs positions sexuelles préférées.  Les miennes ont tellement  changé au fil des partenaires.   Par exemple,  je n’aimais pas la position du missionnaire. J’étais incapable de parvenir à l’orgasme quand j’étais dessous. Maintenant c’est ma position  de prédilection. Pourquoi?  Il y a entre mon partenaire actuel et moi un emboîtement naturel de nos corps dans cette posture.  Avec un de mes ex, la position latérale nous délectait alors qu’avec l’autre elle était absolument intenable, anatomiquement…  Durant ma vingtaine, je n'avais pas d'orgasme autrement que par le cunnilingus.  Quand j’y repense, c’est ridicule.  La réalité est bien plus simple :  j’avais appris à jouir comme cela. De plus, mon partenaire avait des érections défaillantes et il avait développé, pour compenser, une grande virtuosité de la langue…  Quand on passe des années à jouir toujours de la même façon, on finit par imaginer qu’on ne peut pas y arriver autrement.  Élaine,  44 ans

     

     

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  • Sophie, désolée du délai à vous répondre… Votre commentaire d'avril est passé dans les mailles du filet…  Le mieux est de vous adresser à L'Association des sexologues due Québec 

    Là, on devrait pouvoir vous diriger vers une personne compétente dans votre région.
    Bonne chance! 
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  • Et bien non, Gin 48 , tout n'est pas simple pour tout le monde dans le merveilleux monde de la sexualité.   Merci pour vos bons mots et vos confidences.  

     
    La sexualité ne se transforme pas seulement avec l'âge et en fonction des épisodes de la vie ( accouchement, maladies, succès, échecs, épreuves et joies… ) mais elles varie aussi en fonction du ou de la partenaire .  Voilà pourquoi je dis qu'elle est systémique .  Je reviendrai là-dessus.
     
    Le contenu de votre courriel dégage tout plein de sensualité, d'érotisme, d'élan…  Il en a de la chance votre compagnon.  Encore faudrait-il qu'il en prenne conscience.
     
     
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  • Je suis "boguée".  Pas envie de m'amener avec mes messages ces jours-ci…

     
    Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent dans l'actualité et dans ma messagerie électronique. Juste aujourd'hui:  
    –  un long courriel d'une femme dans la quarantaine qui vient de découvrir que son mari la trompe depuis 10 ans
    – un autre d'une femme dans la trentaine, écoeurée, désillusionnée après quelques années de partouzage et de trips échangistes à la demande de son mari
    – un autre d'un beau jeune homme ( il a mis sa photo) qui aime sa chérie mais n'arrive pas à bander s'il ne va pas d'abord se "starter" avec des vidéos porno plutôt hard …
     
    Je suis un peu lasse.  Anne ma soeur Anne vois-tu Eros au loin?  La liberté sexuelle (l'ai-je déjà dit?),  c'est le contraire de se soumettre. 
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  • À Anonyme du 15 mai qui a "parfois envie de jouir jusqu'à en avoir mal…"

     
    Qu'est ce qui vous empêche de vous donner cette détente?  Êtes-vous au prise avec un trouble organique ou un problème de santé qui vous prive de jouissance sexuelle?   Si l'envie de jouir est si présente, j'imagine que c'est parce que vous connaissez l'expérience … 
     
    Cela pour dire que la sexualité, le plaisir érotique et la détente orgasmique ne sont pas réservés au couple …  Un solo, c'est parfois mieux qu'un duo mal accordé…
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  • Réponse brève au commentaire de Véronique qui, comme Lysiane Gagnon dans la Presse de ce samedi, croit qu'au Québec, " le port du voile est un droit qui ne menace en rien la liberté des femmes." 

    La menace n'est sans doute pas ponctuelle mais elle est là. Il suffit de vivre quelques mois par an en France pour se rendre compte où ont mené trop d'accommodements, déraisonnables, au départ. Je crois plutôt que, même au Québec, il est essentiel de combattre l'oppression des femmes et tous ses symboles et je dirais même qu'il faut, absolument, mettre en place des mécanismes qui découragent les femmes d'être leur propre bourreau . 
     
    Moi aussi, j'ai bien plus envie de prendre la femme voilée dans mes bras au lieu de lui arracher son voile de force. Mais là n'est pas la question.
     
    À la question de Véronique:"que fait-on des crucifix derrière la tête des juges dans de nombreuses salles d'audience au Québec? (Au palais de justice de Chicoutimi et de St-Hyacinthe, entre autres..), il faut quand même souligner qu'ils ne l'ont pas planté sur la tête ce crucifix, et que ce symbole religieux ne lance nul message de suprématie d'un sexe sur l'autre. Cela dit, je suis d'accord qu'ils ne devraient pas y être.
     
    Bisou mon hibou!
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  • LE VOILE, NON !

     

    Sous prétexte du  "droit des femmes", la FFQ vient d'accueillir le port du voile. 
     
    Pour moi, il n'y a rien à nuancer, évaluer, soupeser et discuter.  Pas plus qu’à la question des mutilations sexuelles ou du mariage forcé.  Le port du voile est un signe, objectif et "objectivable", du mépris du féminin, assimilable à l’étoile jaune du juif sous l’occupation, ou du ruban rouge de la prostituée sous Saint Louis…  
     
    Le voile rappelle que la femme appartient à l’homme "comme le champ à labourer donné par Allah".
     
    La seule réponse, humaniste et humanisante, à la question du port du voile ne peut être que non.   
     

     

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  • "L'orgasme, on s'en fout", dit Sophie Bramly dans son livre et sur son site.

    Ouais…  L'orgasme, c'est pas tout, c'est un fugace moment dans la promenade érotique, on est d'accord là-dessus.   Mais de là à dire que les femmes s'en fichent, hum, je ne sais pas où elle est allée chercher cela.  
     
    Il faut avoir rencontré des femmes qui n'en ont pas ou, qui en ont eu et qui n'en ont plus ou, qui restent toujours accrochées au sommet de l'excitation sans jamais de détente, de chute (si agréable et bienfaisante) de la tension sexuelle accumulée  pour comprendre et savoir que les femmes ne s'en fichent pas tant que cela.  
     
    Pour la plupart des femmes, il est extrêmement frustrant d'être excitables et excitées sexuellement, donc de parvenir à haut niveau d'excitation sexuelle et d'engorgement génital  et de rester accrochées là, en plan . 
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